{"id":35709,"date":"2022-12-29T10:35:17","date_gmt":"2022-12-29T07:35:17","guid":{"rendered":"https:\/\/demo5.teaser-cube.ru\/2022\/12\/29\/frle-film-windfall-de-netflix-est-un-parfait-noir-de-la-classe\/"},"modified":"2022-12-29T10:35:17","modified_gmt":"2022-12-29T07:35:17","slug":"frle-film-windfall-de-netflix-est-un-parfait-noir-de-la-classe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/movieworld.blog\/fr\/2022\/12\/29\/frle-film-windfall-de-netflix-est-un-parfait-noir-de-la-classe\/","title":{"rendered":"Le film Windfall de Netflix est un parfait Noir de la classe."},"content":{"rendered":"<p>Vous avez d\u00e9j\u00e0 remarqu\u00e9 que les maisons des riches donnent l'impression que personne n'y vit ? Il y a l\u00e0 une qualit\u00e9 \u00e9trange, le contraire de la familiarit\u00e9. Le nouveau film de Netflix, Windfall, s'ouvre sur un long plan du mobilier de la terrasse d'un manoir, tout droit sorti d'un num\u00e9ro d'Architectural Digest. Les oiseaux gazouillent, les fleurs s'\u00e9panouissent, la table basse d'ext\u00e9rieur est une solide dalle de b\u00e9ton. Tout cela sent le luxe. Dans une longue sc\u00e8ne sans paroles, nous suivons un homme sans nom (Jason Segel, cr\u00e9dit\u00e9 sous le nom de \" Nobody \") qui se prom\u00e8ne dans cette magnifique propri\u00e9t\u00e9, sirotant un caf\u00e9 glac\u00e9 au bord de la piscine et finissant par entrer dans la maison vide. Les pi\u00e8ces sont aussi chics que le terrain, avec du carrelage espagnol, des murs en pl\u00e2tre immacul\u00e9s et des poteries abstraites partout. L'homme a failli partir, mais ne l'a pas fait. Au lieu de cela, il retourne dans la maison et commence \u00e0 piller. Il attache une Rolex \u00e0 son poignet, collectionne les bijoux, fourre tout l'argent liquide qu'il peut trouver dans les poches de son pantalon miteux. C'est un cambriolage, mais un cambriolage laconique. Le voleur est sur le point de partir lorsque les propri\u00e9taires arrivent pour une escapade romantique de derni\u00e8re minute. Ils l'attrapent avant qu'il ne parvienne \u00e0 s'\u00e9clipser. Et bien que cet homme soit un amateur total, il empile les crimes les uns sur les autres, prenant en otage le couple bien nanti.\n<\/p>\n<p>Les propri\u00e9taires, un milliardaire de la technologie (Jesse Plemons) et sa femme chic (Lily Collins), tentent de raisonner le cambrioleur, lui offrant tout ce qu'il peut saisir. Ils parviennent presque \u00e0 le faire partir. Mais lorsque \" Personne \" soup\u00e7onne qu'il a \u00e9t\u00e9 film\u00e9, il demande assez d'argent pour commencer une nouvelle vie, et le trio doit attendre qu'un demi-million en liquide soit livr\u00e9 le lendemain. Pendant qu'ils regardent l'horloge, le cambrioleur et ses prisonniers se prom\u00e8nent sur le joli terrain ensoleill\u00e9, se faufilant dans l'immense orangeraie, s'asseyant autour d'un feu de camp fantaisie et faisant la conversation. Le milliardaire n'arrive pas \u00e0 croire que son ravisseur est un lourdaud et trouve n'importe quel pr\u00e9texte pour le harceler. Nous apprenons que l'origine de la fortune du milliardaire est un algorithme de licenciement et qu'il ne s'en veut pas de l'avoir cr\u00e9\u00e9 ; il ne perd pas de temps \u00e0 demander au voleur s'il fait partie des malchanceux qui ont perdu leur emploi \u00e0 cause de son travail. Et le cambrioleur est un lourdaud ; il peine \u00e0 ouvrir le sac de la femme, ne peut pas garder ses bottes attach\u00e9es et pique des crises de col\u00e8re chaque fois que quelque chose ne va pas dans son sens, ce qui est fr\u00e9quent. Pendant ce temps, alors que la femme joue les pacificatrices entre les deux hommes, elle commence \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 l'\u00e9tat de son mariage.\n<\/p>\n<p>Le r\u00e9alisateur Charlie McDowell excelle \u00e0 mettre \u00e0 l'\u00e9preuve les couples malheureux lors de retraites pr\u00e9tendument isol\u00e9es. Dans son film de 2014, The One I Love, un autre mari et une autre femme rencontraient des \u00e9trangers inattendus dans une maison de vacances de r\u00eave alors qu'ils tentaient de raviver leur relation. Mais alors que The One I Love avait une tournure de science-fiction, Windfall est propuls\u00e9 par une crise de la vie r\u00e9elle : le gouffre b\u00e9ant entre les incroyablement riches et le reste d'entre nous, et l'impossibilit\u00e9 de le franchir indemne. Malgr\u00e9 son cadre rutilant, Windfall a le ton d'un film noir, son histoire \u00e9tant impr\u00e9gn\u00e9e d'un cynisme aussi radical que les vues surplombant son manoir.\n<\/p>\n<p>En regardant le cambrioleur de Segel se frayer un chemin dans des circonstances de plus en plus sinistres, je me suis souvenu de The Edukators, un drame policier germano-autrichien de 2004 sur un trio de jeunes radicaux qui d\u00e9cident de donner une le\u00e7on aux riches en s'introduisant chez eux pour les d\u00e9stabiliser. Mais alors que The Edukators a de la sympathie pour sa classe d\u00e9favoris\u00e9e, Windfall est impitoyable. Il aurait \u00e9t\u00e9 facile pour ce film de glisser vers un jeu de moralit\u00e9 - un pauvre type vole des trous du cul riches, hourra !  - mais ce n'est pas le triomphe des prolos. Au contraire, c'est un t\u00e9moignage de l'amoralit\u00e9 de l'univers, un Fargo sans Marge Gunderson en vue. Le cambrioleur de Segel n'est pas un Robin des Bois moderne, c'est juste un imb\u00e9cile qui a trouv\u00e9 assez de courage pour commettre un vol et assez de folie pour devenir gourmand et en demander plus. Bien que ses personnages soient pr\u00e9sent\u00e9s comme des arch\u00e9types, il n'y a pas de h\u00e9ros ici.\n<\/p>\n<p>Pendant la premi\u00e8re heure, Windfall joue comme une com\u00e9die noire. L'ineptie du cambrioleur alimente quelques moments dr\u00f4les, comme lorsqu'il r\u00e9clame plus d'argent et demande 150 000 dollars en liquide. Les gens riches qu'il extorque lui disent qu'il lui faudra plus que cela s'il essaie de se cr\u00e9er une toute nouvelle identit\u00e9. Personne dans le trio ne semble violent, et ils sont tous plus agac\u00e9s qu'effray\u00e9s. La femme de Collins n'est pas tant une innocente pi\u00e9g\u00e9e qu'une personne r\u00e9alisant lentement que les termes de son pacte avec le diable n'\u00e9taient pas vraiment favorables. Le milliardaire de Plemons, arrogant et m\u00e9prisant, est techniquement une victime mais si visc\u00e9ralement d\u00e9sagr\u00e9able qu'il est difficile d'\u00e9prouver de la sympathie lorsqu'il est ligot\u00e9 et pill\u00e9.\n<\/p>\n<p>Mais les situations de prise d'otages se terminent rarement par une sortie indemne de tout le monde. Je n'en dirai pas plus sur ce qui se passe, si ce n'est qu'il y a une sc\u00e8ne, au bout d'environ 70 minutes, qui m'a tellement choqu\u00e9e que j'ai bondi de mon canap\u00e9. (Blague \u00e0 part, il s'agit d'un petit thriller acerbe et m\u00e9chant. Malgr\u00e9 son ampleur modeste, il laisse un arri\u00e8re-go\u00fbt puissamment astringent.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vous avez d\u00e9j\u00e0 remarqu\u00e9 que les maisons des riches donnent l'impression que personne n'y vit ? Il y a l\u00e0 une qualit\u00e9 \u00e9trange, le contraire de la familiarit\u00e9. 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