{"id":34123,"date":"2022-12-29T09:11:53","date_gmt":"2022-12-29T06:11:53","guid":{"rendered":"https:\/\/demo5.teaser-cube.ru\/2022\/12\/29\/frlexpansion-epuisante-et-decevante-de-lunivers-star-wars\/"},"modified":"2022-12-29T09:11:53","modified_gmt":"2022-12-29T06:11:53","slug":"frlexpansion-epuisante-et-decevante-de-lunivers-star-wars","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/movieworld.blog\/fr\/2022\/12\/29\/frlexpansion-epuisante-et-decevante-de-lunivers-star-wars\/","title":{"rendered":"L'expansion \u00e9puisante et d\u00e9cevante de l'univers Star Wars"},"content":{"rendered":"<p>Au d\u00e9but du deuxi\u00e8me \u00e9pisode d'Obi-Wan Kenobi, notre h\u00e9ros barbu entre dans un laboratoire d'\u00e9pices \u00e0 Daiyu City. Ce n'est pas son premier arr\u00eat depuis son arriv\u00e9e de Tatooine \u00e0 la poursuite de la princesse Leia kidnapp\u00e9e. Obi-Wan (Ewan McGregor, dans la parenth\u00e8se la moins n\u00e9cessaire que j'aie jamais \u00e9crite) est d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9 devant un soldat clone mendiant, a rabrou\u00e9 un adolescent vendeur d'\u00e9pices et a affront\u00e9 un charlatan pr\u00e9tendant \u00eatre un Jedi. Mais maintenant, il a trouv\u00e9 l'endroit o\u00f9 il pense que Leia est retenue, et il a besoin d'une distraction.\n<\/p>\n<p>La r\u00e9ponse se trouve dans une fiole chauff\u00e9e contenant un liquide bleu bouillonnant. Se tenant \u00e0 quelques m\u00e8tres de l\u00e0, Obi-Wan se concentre l\u00e9g\u00e8rement ; la cam\u00e9ra fait un gros plan sur la fiole ; la partition musicale de Natalie Holt enfle tandis que le liquide bleu bouillonne. Lorsque la fiole explose - comme elle doit le faire pour qu'Obi-Wan puisse s'emparer de la cl\u00e9 d'un garde dans le chaos mineur qui s'ensuit et se glisser dans un passage verrouill\u00e9 - cela se produit avec toute la vraisemblance d'une chute de Morbius. Un bref \u00e9clair de fum\u00e9e, un artiste Foley appuyant quelque part sur le \" son du verre qui tinte \", et la flasque a disparu.\n<\/p>\n<p>C'est une d\u00e9ception mineure. La r\u00e9alisatrice Deborah Chow a opt\u00e9 pour un petit raccourci CGI, et alors ? C'est le genre de chose que des dizaines de s\u00e9ries t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es de genre moyen font tout le temps. Cela permet de gagner du temps, d'\u00e9conomiser de l'argent et de r\u00e9server les effets pratiques pour des moments plus importants comme l'affrontement entre Obi-Wan et Dark Vador dans l'\u00e9pisode 3. D'ailleurs, nous avons d\u00e9j\u00e0 eu droit \u00e0 suffisamment de fan service pour \u00e9touffer un eopie, de Kumail Nanjiani dans le r\u00f4le du faux Jedi \u00e0 Temuera Morrison dans celui du clone malchanceux - qui, bien s\u00fbr, poss\u00e8de le m\u00eame patrimoine g\u00e9n\u00e9tique que les chasseurs de primes Fett que Morrison a incarn\u00e9s.\n<\/p>\n<p>Mais cette triste petite explosion de flacons r\u00e9v\u00e8le aussi une v\u00e9rit\u00e9 plus large et in\u00e9luctable. En d\u00e9pit de tous ses clich\u00e9s de P\u00e2ques et de ses clins d'\u0153il au canon, Obi-Wan Kenobi nous montre quelque chose de plus r\u00e9v\u00e9lateur : ses coutures. C'est une s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e de genre moyen. Et avec Disney qui se pr\u00e9pare \u00e0 produire de plus en plus de s\u00e9ries Star Wars, cela pourrait s'av\u00e9rer \u00eatre le mieux que les fans puissent esp\u00e9rer.\n<\/p>\n<p>Il n'y a pas de raison de faire une r\u00e9capitulation d\u00e9taill\u00e9e d'Obi-Wan Kenobi, si ce n'est pour dire qu'il semble aussi recombinant que tout ce qui est sorti de la galaxie Star Wars ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Cette fois-ci, les choses vont r\u00e9solument dans le sens des pr\u00e9quelles - McGregor est rejoint dans son r\u00f4le par Jimmy Smits, Joel Edgerton et Hayden Christensen (qui sont apparus dans la trilogie dans les r\u00f4les de Bail Organa, le p\u00e8re de Leia, de l'oncle Owen et d'Anakin Skywalker, respectivement) - mais les th\u00e8mes sont aussi familiers et r\u00e9confortants qu'ils l'\u00e9taient lorsque La Force Awakens a r\u00e9uni la bande en 2015.\n<\/p>\n<p>Les pr\u00e9quelles ont connu une sorte de r\u00e9demption ces derni\u00e8res ann\u00e9es, aliment\u00e9e en grande partie par les jeunes mill\u00e9niaux qui ont grandi avec les films et ont peut-\u00eatre jou\u00e9 \u00e0 Padm\u00e9 et Jar Jar \u00e0 la r\u00e9cr\u00e9ation plut\u00f4t qu'\u00e0 Leia et Lando. (Il y a quelques ann\u00e9es, les sentiments des gens \u00e0 l'\u00e9gard des Ewoks \u00e9taient une heuristique pratique pour d\u00e9terminer leur tranche d'\u00e2ge ; aujourd'hui, les races de pods sont le test d\u00e9cisif). Obi-Wan Kenobi se situe quelque part entre les deux g\u00e9n\u00e9rations, les hovertrains fumig\u00e8nes de Tatooine c\u00f4toyant les pixel-panoramas rutilants d'Alderaan.\n<\/p>\n<p>De tous les fant\u00f4mes qui r\u00f4dent, le plus mena\u00e7ant dans les trois premiers \u00e9pisodes de la s\u00e9rie est peut-\u00eatre le besoin d'Obi-Wan Kenobi de s'adapter \u00e0 la vitesse de l'enfant qui est au centre de la s\u00e9rie. Parfois litt\u00e9ralement : Vivien Lyra Blair est peut-\u00eatre charmante dans le r\u00f4le d'une Leia de 10 ans, mais ses deux premi\u00e8res sc\u00e8nes de poursuite se d\u00e9roulent comme une version tronqu\u00e9e des s\u00e9quences du g\u00e9n\u00e9rique du Benny Hill Show. Aussi monumentale que Leia soit devenue au cours de sa vie, elle est ici rel\u00e9gu\u00e9e au rang de MacGuffin sensible \u00e0 la Force - ne servant apparemment qu'\u00e0 faire sortir Obi-Wan de sa retraite et \u00e0 lui faire prendre conscience que sa prot\u00e9g\u00e9e d'autrefois a surv\u00e9cu aux rivi\u00e8res de lave de Mustafar.\n<\/p>\n<p>Pourtant, comme le petit Anakin de Jake Lloyd il y a 23 ans, la Leia de Blair est aussi un point d'entr\u00e9e astucieux pour les plus jeunes intronis\u00e9s du fandom. Et vraiment, c'est la recette ici. Pour tous les fans de l'histoire de la Bordure Ext\u00e9rieure du Mandalorian, c'\u00e9tait l'enfant...\n<\/p>\n<p>Depuis lors, le rythme des contenus Star Wars \u2122 n'a cess\u00e9 de s'acc\u00e9l\u00e9rer. Il y a d'abord eu cinq films ; puis, apr\u00e8s le lancement de Disney+ en 2019, trois spectacles en direct et deux spectacles anim\u00e9s. Et ce n ' est que le d\u00e9but. Le mois dernier, dans un article de couverture de Vanity Fair, puis lors de l'\u00e9v\u00e9nement de fans Celebration, le studio a donn\u00e9 des d\u00e9tails sur quatre autres s\u00e9ries en direct en cours de r\u00e9alisation. Certaines donnent aux personnages du film un traitement pr\u00e9quel (Andor), d'autres mettent en sc\u00e8ne un personnage de s\u00e9rie anim\u00e9e (Ahsoka), d'autres encore cr\u00e9ent de nouveaux personnages (The Skeleton Crew) ou quittent compl\u00e8tement l'\u00e8re Skywalker de l'histoire galactique (The Acolyte).\n<\/p>\n<p>Comme il est \u00e9vident, le plan de tout cela se trouve \u00e0 une seule tuile de l'\u00e9cran d'accueil de Disney+. George Lucas a envisag\u00e9 des projets t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s - 50 heures d'images de Star Wars : Underworld se morfondent quelque part sur une matrice RAID - mais il a fallu l'architecte de Marvel, Kevin Feige, pour montrer qu'il \u00e9tait possible de transposer l'ADN d'une saga sur le petit \u00e9cran sans renoncer au marathon du multiplex. Avec Jon Favreau et Dave Filoni \u00e0 la barre narratologique, l'aile Star Wars du Conglom\u00e9rat m\u00e9diatique le plus heureux de la plan\u00e8te semble poursuivre le m\u00eame type de fandalisme.\n<\/p>\n<p>Mais, comme l'a dit un jour Boba Fett, pas si vite (qu'il l'ait dit dans le jeu Xbox 2012 Kinect Star Wars est quelque chose que nous pouvons tous accepter de n\u00e9gliger). Aussi invuln\u00e9rable que puisse para\u00eetre la station de combat Star Wars, quelques orifices d'\u00e9vacuation thermique se cachent dans le plan.\n<\/p>\n<p>La premi\u00e8re est la loi quasi-in\u00e9vitable des rendements d\u00e9croissants. Le fait que Marvel ait r\u00e9ussi \u00e0 encha\u00eener 23 films aussi adroitement rel\u00e8ve du miracle ; attendre la m\u00eame chose d'une phase 4 aurait \u00e9t\u00e9 une folie, m\u00eame si elle s'\u00e9tait limit\u00e9e au grand \u00e9cran. (D\u00e9sol\u00e9, Eternals.) Et \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision, le ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e9tait encore plus \u00e9vident. WandaVision \u00e9tait une joie. Loki ? Bien s\u00fbr, mais \u00e0 mesure que le rythme de vie s'intensifiait - Hawkeye, Moon Knight - la joie diminuait.\n<\/p>\n<p>Et ce, \u00e0 partir d'un paracosme ayant le luxe de la contemporan\u00e9it\u00e9. Star Wars est d\u00e9j\u00e0 embourb\u00e9 dans une toile qui raconte des histoires deux fois, voire trois fois, en faisant des allers-retours sur la m\u00eame p\u00e9riode de 70 ans pour faire ressortir de nouveaux \u00e9l\u00e9ments d'une saga que beaucoup connaissent par c\u0153ur. Bient\u00f4t, nous aurons besoin de plus d'une main pour compter le nombre de fois o\u00f9 Mark Hamill a \u00e9t\u00e9 d\u00e9-vieilli. Andor promet l'histoire d'un officier rebelle cinq ans avant qu'il ne meure en volant les sch\u00e9mas de l'\u00c9toile de la Mort (l'\u00e9v\u00e9nement qui a rendu possible la guerre des \u00e9toiles). Malgr\u00e9 le charisme de Diego Luna, peut-on vraiment dire que tout cela a de l'importance ? Lorsque vous construisez un bac \u00e0 sable \u00e0 partir d'\u00e9v\u00e9nements marquants, tout ce qui se passe \u00e0 l'int\u00e9rieur de ce bac devient banal en comparaison.\n<\/p>\n<p>Ensuite, il y a la question de la vari\u00e9t\u00e9 tonale. Une grande partie du charme de l'UCM provient de son menu toujours changeant ; les \u00e9pisodes qui ont vraiment captiv\u00e9 l'imagination sont ceux qui ont fait quelque chose de diff\u00e9rent : Captain America : Le soldat de l'hiver, Thor : Ragnarok, Black Panther ; WandaVision. Maintenant, repensez \u00e0 ce qui s'est pass\u00e9 lorsque Phil Lord et Chris Miller ont essay\u00e9 de transformer leur pr\u00e9quelle de Han Solo en un Lord\n<\/p>\n<p>\"  Kathleen Kennedy, pr\u00e9sidente de Lucasfilm, l'a appel\u00e9 \" Persistent storytelling \" dans l'article de Vanity Fair. Il ne fait aucun doute qu'elle sait ce qu'elle fait, tout comme il ne fait aucun doute que je ne suis pas Kennedy, Favreau ou Bob Chapek, le PDG de Disney. (Si je l'\u00e9tais, il y a longtemps que j'aurais d\u00e9pens\u00e9 le budget pour commander des remixes de \" Yub Nub \".  \" ) Mais il y a une chose que je sais, apr\u00e8s une vie enti\u00e8re pass\u00e9e \u00e0 regarder Trek, Potter, Who, Terminator et Batman et \u00e0 entendre qu'il y a CINQ autres films AVATAR qui arrivent, c'est que chaque univers a un point d'appui. Un point d'inflexion o\u00f9 le plaisir se transforme en obligation. Plus l'univers dure, plus ses histoires s'att\u00e9nuent, et plus il est difficile d'\u00e9viter ce point d'inflexion.\n<\/p>\n<p>Mais revenons \u00e0 Obi-Wan, qui, \u00e0 la fin du troisi\u00e8me \u00e9pisode, s'est enfin retrouv\u00e9 face \u00e0 face avec Anakin-cum-Vader. Le visage enfantin, d\u00e9sormais boursoufl\u00e9 et cicatris\u00e9, est cach\u00e9 sous un casque int\u00e9gral. Le corps est imposant, ses remplacements de membres cybern\u00e9tiques font que l'homme mesure presque 2 m\u00e8tres. C'\u00e9tait un homme autrefois. Il est diff\u00e9rent maintenant.\n<\/p>\n<p>\"  Qu'es-tu devenu ?  \" s'exclame Obi-Wan.\n<\/p>\n<p>La r\u00e9ponse, d'une voix qu'il n'a jamais entendue auparavant : \"Je suis ce que tu as fait de moi.  \"\n<\/p>\n<p>On voulait tous plus de Star Wars. Maintenant on l'a. Et plus encore.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au d\u00e9but du deuxi\u00e8me \u00e9pisode d'Obi-Wan Kenobi, notre h\u00e9ros barbu entre dans un laboratoire d'\u00e9pices \u00e0 Daiyu City. Ce n'est pas son premier arr\u00eat depuis son arriv\u00e9e de Tatooine \u00e0 la poursuite de la princesse Leia kidnapp\u00e9e. 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